dimanche 26 septembre 2010

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Hommage à maître Jacques

Hommage à Maître Jacques

J’aurais aimé

J’aurais aimé m’appeler Jacques
Oui, mais pas n’importe lequel
J’aurais voulu m’appeler Jacques
Oui, j’aurais aimé me nommer Brel
Ecrire poèmes et chansons
Les chanter avec talent
Déclencher de vrais émotions
Aimer la scène passionnément
Connaître le trac chaque fois
Avant de monter sur les planches
Traîner ses chaînes, subir ses lois
Jusqu’au moment de la revanche
Savoir que ceux qui viennent pour moi
Attendent un peu comme un miracle
Une prouesse, un bel exploit
Le numéro de maître Jacques
Sentir la sueur couler le long
De tout mon corps effervescent
Sentir monter le grand frisson
Sous un tonnerre d’applaudissement
Sans pour cela être orgueilleux
Avoir pour seule ambition
Sans être fat ni vaniteux
De provoquer une émotion
A faire vibrer celui qui veut
Chanter, crier avec passion
L’amour, la haine, la bêtise
Chanter à perdre la raison
L’intelligence et la sottise
Vieilles rancunes ou compassion
Les choses belles de la vie
Les bassesses, les vilainies
Les passions, les joies, les ennuis
Chanter les laids, les gros, les beaux
L’amour, la haine et l’amitié
Les hommes, les femmes, les salauds
Les sentiments qui font pitié
Vaines qualités et pieux défauts
Les filles de joie et les curés
Les enfants, les vieux et les sots
Les vertus de la société
Ses vices si souvent cachés
Pitoyables de lâcheté

Enfin, aussi chanter la mort
La sienne , la nôtre, celles des autres
Comme un marin arrive au port
Avant qu’à terre il ne se vautre
Vivre aux îles son purgatoire
Derniers pas vers le paradis
Gauguin en guise de miroir
En fond de toile, maladie
Don Quichotte, à jamais bonsoir
Le Talent, ému, apprécie

Adieu l’artiste ou au revoir
Puisque tu n’as pas pu vieillir
Tu as montré comment mourir !

Hommage à toi Maître chanteur .

Hommage à Jean Ferrat

Il était talentueux,
Il était courageux,
Mu par un idéal inspirant ses chansons
L’amour, le bien, le mal, en poèmes d’Aragon
Il était courageux autant que talentueux
Il voulait ses refrains sans détours ni façons
Chanter pour le plaisir avec ses compagnons
Heureux sur la scène tout autant qu’entre amis
Fuyant souvent la gloire pour vivre son pays

Que serons nous sans toi qui parti récemment
Tu nous manquais déjà et voilà maintenant
Plus d’espoir de revoir ta silhouette fringante
Nous séduire simplement de ta voix envoûtante
Il te fallait du temps pour écrire tes chansons
Pour chanter la vie belle, du dimanche au lundi
Seul sur ta guitare, compagne de ta vie
Tes paroles à jamais dans la rue resteront


Tes airs, tes paroles résonneront toujours
Qu’elles chantent la vie, qu’elles parlent d’amour,
Elles font vibrer le cœur ou remuent les esprits
Engagées quelquefois, sans haine, sans mépris,
Oubliant les tabous grâce à la poésie
Pour exprimer sans crainte tes doutes, tes avis
Faisant fi des croyances et de l’air du temps
Baladin sans église, poète au gré du vent

A relire tes chansons avec nostalgie
Ecouter maintenant toutes tes mélodies
De crainte que l’on oublie
Ritournelles, rengaines
Qui disent les joies, les peines,
L’amour, la chance
La douleur, la souffrance
La montagne, la France,

Tes admirateurs, tes amis,
Te disent, respectueusement, cent fois … Merci !.